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Jardin Notax

Un jardin doit rester un peu secret, sans pouvoir être saisi d'un seul coup d'oeil. Dans le jardin de Notax, le visiteur découvre, plantés de façon magistrale, des motifs inspirés des étoffes de cachemire.

Le jardin de Monique Derom est sans aucun doute les plus équilibrés du pays. Le domaine séculaire a retrouvé une grandeur jardinière. Michaël a trouvé des solutions pratiques qui plaisent à l'oeil et satisfont à l'intelligence.

Dans la prairie longeant le bassin foncé, le gazon est délimité par de petits poiriers d'ornement taillés en pyramide.

Sous les étroites cimes de Pyrus calleryana 'Chanticleer' sont aménagées des bordures des quatre saisons.

Au printemps, ce sont des arbustes persistants qui portent le jardin. Souvent ils sont en boules, jamais exagérément réguliers, mais taillés avec discernement et un grand respect du caractère propre de chaque arbuste.

La partie boisée est encore sombre et froide lorsque déjà les poiriers fleurissent, exubérants. Une haie de charmes s'ouvre, permettant ainsi le passage vers la grande pelouse qui relie le parc au jardin intérieur.

En hiver, on regarde au travers, en été, cette haie régulière protège l'intimité.

Un compactage à la dolomie, d'une découpe judicieuse, ouvre et clôt à la fois l'étendue de ce jardin. C'est un paradoxe qui intrigue et qui invite à explorer les lieux sans délai.

Sur la pelouse, s'étalent, magistraux, les dessins cachemire. Nulle part ailleurs que dans ce vieux jardin, Brigitte de Villenfagne n'aura réussi à habiller ces plumes avec autant de verve.

Des bruyères aux feuilles jaune or ou aux tendres filigranes vertes rivalisent avec les couleurs sombres des érables du Japon et des roses botaniques telles que la Rosa glauca, dont la teinte gris brun des feuilles est unique.

Dans ce théâtre de verdure, rhodos, rosiers et hortensias créent avec les fleurs des scènes qui se suivent, ne se ressemblent pas, mais sont aussi ravissantes les unes que les autres.